Mon histoire | L’anorexie

Bonjour à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour un article un peu spécial. J’ai beaucoup hésité avec de le faire, j’avais peur d’être jugée, mais je me suis dit que cela faisait parti de ma vie et que je n’en avais pas honte. Je vais donc vous parler de mon histoire, de mon combat contre l’anorexie.  Avant tout, cet article n’est pas pour me montrer ou autre, mais pour faire voir le désastre de cette maladie, éviter à des personnes de sombrer dedans et avant tout me permettre de continuer à mettre des mots dessus.

histoire.jpg

L’anorexie met tombé dessus décembre 2013. Pourtant, j’étais une fille heureuse, profitant de la vie, bonne élève avec cette étiquette « d’intello », pétillante. Mais j’étais aussi cette fille qui garder tout en moi et ne disait rien. Celle qui se laissait mener car elle ne voulait pas être seule et sans amie. Résultat, ce fut mon corps qui parla et en subit les conséquences.

Les causes ? Une accumulation de tout. J’ai beaucoup été touchée par le divorce de mes parents. Depuis l’élémentaire, j’étais souvent mise de côté parce que je traînais avec des personnes qui n’étaient pas fréquentables pour d’autres ou parce que la leadeuse de la bande le décida. Au collège arriva le harcèlement, les insultes sur les réseaux sociaux. Mais se qui me fera le plus chuté dans cette maladie, ce fut une réflexion d’un garçon comme quoi j’avais « de + grosses fesses » qu’une amie. Depuis ce jour là, un mal être avec mon corps s’installa. Je décida donc de perdre quelques kilos et surtout des cuisses. Pourtant j’avais un corps normal, dans les « normes ». Quand j’y repense, ce fut la plus grosse erreur de ma vie.

La descente fut incontrôlable, finis la jeune fille heureuse, place à une fille déprimée, triste, repliée sur elle-même, tout le temps froid, les ongles qui se cassent, la perte de cheveux par poignée, agressive, insomnie sur insomnie, d’énormes carences. Au fur et à mesure, je supprimais plusieurs aliments, sauter des repas, stresser à moindre questions sur la nourriture, refuser de manger avec les autres, le dégoût de la nourriture. Ce n’était plus une vie. Puis à côté de moi, le regard de ma mère inquiète qui décida de prendre rendez-vous chez le médecin. La veille, elle regarda comme ça les signes de l’anorexie et la le choc, tout me correspondais et le diagnostic fut confirmé le lendemain. Place donc aux rendez-vous chez une psychiatre, menace d’hospitalisation. Mais étant dans le dénie, je n’avais conscience de rien.

Ce fut donc le 30 janvier 2014 ma première hospitalisation, 2 semaines après je fus sondée. Ma maman venait me voir tous les jours et heureusement. Malgré d’être hospitalisée, je ne mangeais rien et laisser la sonde me nourrir. Mais voyant mon cas se dégrader et le secteur n’étant pas assez adapté, on me transféra dans un hôpital psychiatrique. Et la le choc, un hôpital fermé à clé, pas de téléphone, 2 visites de 30 min par semaine, appel de 5 min tout les 48h, fouillage de la valise et enlevage de tout objet pouvant être dangereux. Une vraie prison. La coupure avec ma maman fut très dur. Je passais donc mes journées à lire, faire des activités, manger, dormir. Les repas étaient dur mais il fallait se forcer. Place au plan alimentaire à respecter à la lettre. De très mauvais souvenirs.. Je sortis avec la sonde à domicile 1 mois après et enleva la sonde 2 semaines plus tard. Pour être sur de ne pas rechuter, on m’installa des hospi de jour. Mais je sais que mentalement je n’étais pas prête.

Ma deuxième hospitalisation fut le 30 juillet 2014, après la peser à l’hôpital de jour, on décida de me garder. J’avais reperdu tout le poids. On me posa la sonde 20 minutes après mon arrivé. La prise de sang était mauvaise. C’était repartit pour un calvaire. Je commençais à prendre conscience mais pas totalement. Comme à ma 1ère, mes journées se rythmaient pareils. C’était long et dur. Je repris début septembre les cours en étant à l’hôpital et sortit définitivement fin septembre. On m’obligea à continuer les hospis de jour car on n’avait pas confiance en moi ayant rechuté 1 fois.

Mais malgré tout, le 25 février 2015 fut ma 3ème et dernière hospitalisation. Après avoir pris mes constantes à l’hôpital de jour, on remarqua qu’au repos mon pouls était très élevé. Ils décidèrent donc de me passer un ECG et de faire une prise de sang. Si mon pouls ne descendait pas, on me gardait. Et ce fut malheureusement le cas. De plus, le poids était encore trop bas. Il fallait que sa commence à attaquer mon cœur pour me faire comprendre qu’il fallait que je me bouge, j’eu enfin le déclic. 1 semaine après on me posa la sonde.  Je décida de passer le brevet et d’aller au collège avec la sonde. Les kilos montèrent malgré que cela été difficile, une sortie de prévue après le brevet, un combat dur. Et c’est donc le 30 juin 2015 que je sortis définitivement. Je suis fière de me dire que malgré les circonstances, j’ai eu mon brevet et que cette dernière hospitalisation m’a fait comprendre des choses.

Depuis ce jour là, je n’ai plus aucun rapport avec l’hôpital, j’ai une nouvelle psychiatre, des rendez-vous nutritionnelle. Alors oui j’ai perdu le poids prit, j’ai donc encore du poids à prendre. J’ai encore du mal à manger des choses mais je sais qu’avec le temps j’y arriverai. Mais déjà, le plus important pour moi c’est d’avoir ce déclic et d’avoir compris que je n’avais qu’une seule vie et qu’il fallait que j’en profite.

S’il vous plait, à tous et à toutes, battez-vous. Faites attention à vous, ne laisser pas des choses ou des paroles vous faire sombrer. Vous êtes tous beaux/belles. Vous méritez de vivre et non de vous détruire. Même si vous chuter, le plus important c’est de vous relever. Je crois en vous tous. Sachez qu’on a besoin de manger, c’est notre carburant à nous. Sans ça, nous ne pourrons pas avancer.

 

J’espère que cette article n’aura pas été trop long, cela me tenais à cœur de vous le partager. J’espère qu’il vous aura plus. Je vous dis à très bientôt, pleins de bisous.

Publicités

6 réflexions sur “Mon histoire | L’anorexie

  1. Pas facile ma poulette mais tu te bats et tu vas y arriver 😉 tu as fais déjà un grand pas en en parlant comme ça 😊 je me souviens de toi jolie fillette avec un joli sourire et une joie de vivre alors tout ça c’est pas effacer mais caché en toi et tu va le retrouver courage biz

    Aimé par 1 personne

  2. Coucou ma belle, je te trouve vraiment courageuse… J’ai subi ce calvaire pendant 5 ans & même si je vais beaucoup mieux je sais que ça reste un combat tout les jours. Mais tu va t’en sortir je crois en toi tu es une jolie jeune femme & n’abandonne pas! ♥

    Brindedouceur sur instagram

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s